Chemins de Traverses

Description
Un journaliste, Janson, est envoyé en Corse pour y assurer un reportage objectif sur la fabrication des traverses. Il doit constater sur place les efforts déployés par la SNCF pour faire face aux pénuries d’après guerre, en développant les exploitations forestières. En abordant la Corse, Janson est saisi par la beauté des lieux chargés d’histoire. Les habitants sont respectueux des traditions et profondément attachés à leur petite patrie. Villages nichés au flanc des montagnes, vertes vallées ou ports de pêche, la Corse regorge de sites pittoresques. Débarqué à Ajaccio, ville natale de Napoléon, le reporter se rend à Propriano où se trouve le siège de l’exploitation forestière. Le hêtre est principalement utilisé pour la fabrication des traverses. Il est essentiellement localisé sur les cimes élevées, jusqu’à 2 136 mètres, ce qui pose de nombreux problèmes d’exploitation : accès difficile des coupes, pas de chemins pour le transport des troncs. Depuis le PC de l’exploitation en haute montagne à Zicavo, l’expédition au cœur de la forêt se fait à cheval ou à dos de mulet jusqu’au camp de haute montagne. L’exploitation forestière commence par le martelage qui consiste à marquer les troncs et les souches des arbres à abattre désignés par l’administration des Eaux et Forêts. Deux bûcherons par arbre entreprennent à la cognée et finissent à la scie l’abattage de l’arbre. Après avoir été ébranchés et coupés en tronçons, les arbres sont marqués de la date et des initiales SNCF. Une alerte au feu interrompt le travail des bûcherons qui se rendent immédiatement sur les lieux du sinistre pour circonscrire l’incendie. Le danger écarté, le travail reprend par le débuscage qui consiste à dégager les troncs. De nombreuses manipulations sont nécessaires pour assurer leur transport jusqu’à la scierie. Les troncs sont tractés par des bœufs, des mulets, puis des tracteurs à chenilles. L’isolement des sites d’exploitation oblige les bûcherons à vivre sur place, dans des chalets où tout est prévu pour leur ravitaillement et leur confort pour plusieurs mois. Pour gagner du temps, le cuisinier du camp livre sur place les repas aux équipes qui travaillent en forêt. Installés à différents points stratégiques de l’exploitation, des téléphériques descendent les troncs jusqu’à leur point de chargement, où ils seront acheminés par camion vers la scierie. Des efforts considérables ont été déployés par la Régie pour créer ces installations au milieu de ces forêts impénétrables. Par téléphérage, les troncs sont entraînés par leur propre poids, un moteur étant nécessaire pour les contre-pentes. Le bois franchit ainsi des dénivelés de 5 à 600 mètres. Installée sur un plateau, une plate-forme réceptionne les grumes de trois téléphériques, qui seront redirigées vers la station basse de chargement. Grâce à cette organisation sans faille et au courage des hommes, c’est 180 à 200 tonnes de bois qui sont descendues chaque jour. En station, les grumes sont chargées sur le camion à l’aide d’une grue, quant aux chariots porteurs, ils sont renvoyés vers la montée sur le câble de retour. Certains sites, comme le col de Verde, ne peuvent pas accueillir de grosses installations. C’est donc manuellement que se fait le chargement dans le camion. Les camions empruntent des routes étroites et sinueuses pour arriver jusqu’à la scierie de Propriano. Le bois y est déchargé et les chauffeurs peuvent faire réparer sur place leur véhicule avant de repartir en montagne. À la scierie, les grumes sont débitées à la scie portative électrique à la longueur de 2,60 mètres pour la fabrication des traverses. Puis le tronçon est taillé avec un minimum de perte pour lui donner l’aspect convenable d’une traverse. À proximité de la scierie, un atelier se charge de l’affûtage régulier des scies. Un contrôleur de la SNCF reconnaît les traverses et les classe par choix. Ainsi plus de 1 000 pièces sortent quotidiennement de la scierie de Propriano. Avant de gagner le continent pour être installées sur les voies, les traverses restent plusieurs mois sur les aires de stockage pour être complètement asséchées de leur sève. Les résidus de bois restants sont également stockés pour devenir de solides planches ou du combustible. Pour aller au bout de son reportage, le journaliste embarque avec les traverses sur un de ces bateaux qui viennent les chercher 4 à 5 fois par mois.
Mots-clés
Crédits

SARDO MEDIATHEQUE SNCF

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Typologie - Description technique
Vidéo
MP4 45 min 43 sec
Date
[1950]
Producteur(s) - Origine
Section Centrale Cinématographique SNCF - SNCF
Lieu de conservation
SARDO MEDIATHEQUE SNCF
Lieux
PROPRIANO, AJACCIO, CORSE DU SUD

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